L’HISTOIRE DE LA PHOTO

comment est née la photo ? toute son histoire

La photographie est présente partout aujourd’hui dans les domaines de la science, de la publicité, des médias d’actualité, de la propagande ou simplement de notre vie personnelle, avec les souvenirs de nos vacances ou nos sels fies. Il est bien difficile d’imaginer un monde sans. Pourtant il y a 200 ans, elle n’existait pas. Pendant la période entre les deux napoléons, dans la première moitié du XIXe siècle, des expériences sont imaginées en France et en Angleterre. Lorsque le neveu de Napoléon 1er, Louis-Napoléon, devient empereur des Français en 1852, la photographie est en train de faire sa propre petite révolution.

La Photographie c’est quoi ?

Le mot « photographie » signifie littéralement « dessin avec lumière ». Sir John Herschel scientifique britannique né le 7 mars 1792 a Slough au RoyaumeUnis a inventé le mot en 1839 en utilisant les mots grecques : phôs (génitif: phôtos) signifiant «lumière» et graphê signifiant «dessin ou écriture». L’invention de la photographie combine deux sciences distinctes : l’optique, avec la convergence des rayons lumineux pour former une image à l’intérieur d’une caméra, et la chimie, pour permettre à cette image d’être capturée et enregistrée en permanence sur un support photosensible 

le premier appareil à photo

La première caméra ?

Un artiste du XVIIIe utilisant une camera obscura

Photo venant de google

La Premières expériences photographiques

Vers 1800, l’Anglais Thomas Wedgwood né le 14 mai 1771 a Etruria au RoyaumeUni réussit à produire une image, en négatif et en noir et blanc, à l’intérieur
d’une camera obscura et à la fixer sur du papier et du cuir blanc traités au nitrate
d’argent.
Ce produit chimique est connu depuis le Moyen Âge pour s’obscurcir naturellement
lorsqu’il est exposé à la lumière.
Cependant, Wedgwood n’est pas en mesure de conserver définitivement l’image
ses parties plus claires finissent aussi par s’assombrir après plusieurs minutes. Sa
découverte est rapportée dans un journal scientifique en 1802 par un chimiste,
Humphry Davy né le 17 décembre 1778 a Penzance au Royaume-Uni, dans un
article qui sera traduit en français.

 

Au moment de la renaissance (aux XIVe et XVIe siècles), les artistes utilisent une camera obscura Cette camera obscura leur permet de dessiner d’après nature de manière plus précise. Le phénomène naturel qui en est la base avait déjà été observé pendant des centaines (voire des milliers) d’années : on place un objet ou une scène devant une boîte fermée (donc dans le noir) percée juste d’un petit trou ; par l’action de la lumière pénétrant par ce trou, le reflet de l’objet ou de la scène se crée naturellement sous forme d’image inversée dans le fond de la boîte.] Mais la camera obscura permet de visionner cette image seulement en temps réel. Pour « l’enregistrer » en permanence, les artistes dessinent à la main l’image à l’intérieur de la caméra.

La première photographie

la premiere camera- johnk-photographie-à-pau
Photo venant de google

En 1816, le Français Nicéphore Nièpce né le 7 mars 1765 a chalon-sur Saône
réussit à capturer de petites images de camera obscura sur du papier traité au
chlorure d’argent, un autre produit chimique sensible à la lumière.
Comme Wedgwood, il ne parvient pas non plus à préserver ses images. Il se met
donc à expérimenter d’autres substances sensibles à la lumière.
1822, il invente un procédé qu’il nomme « héliographie » (des mots qui viennent ici
encore du grec et qui signifient « dessin du soleil »). Nièpce développe son procédé
entre 1826 et 1827, et réussit à faire la première photographie qui puisse être
conservée.
Elle montre une fenêtre à Le Gras (Saint-Loup-de-Varennes, Saône-et-Loire) , sur un
support de plaque d’étain revêtue de bitume dilué dans de l’huile de lavande.
Le temps d’exposition (temps de pose) de la photo a probablement été de…
plusieurs jours !

Le daguerréotype – le premier succès commercial

Procédé inventé de 1813 à 1829 à l’aide duquel on fixait les images de la chambre noire sur des
plaques d’argent sensibilisées à la vapeur de l’iode

Ledaguerréotype-johnk-photographie-à-pau

Louis Daguerre né le 18 novembre 1787 a Cormeilles-en-Parisis en 1844 la daguerréotype de
Jean-Baptiste Sabatier-Blot né le 31 janvier 1801 a Lassur en Ariège.

Photo venant de google

Comment la photographie est accueillie ?

portrait avec un daguérreotype-johnk-photographie-à-pau

La position la plus pratique pour faire un beau portrait avec un daguérreotype, Honoré Daumier, 1847              PHOTO VENANT DE GOOGLE

 

En France, cette nouvelle technologie a été mal accueillie par les peintres qui y
voient une menace pour leur art.
Le poète et critique d’art Charles Baudelaire n’hésite pas à se moquer des
photographes les plus célèbres et de leurs clients.
Il voit dans la photographie la manifestation du narcissisme de la société moderne :
« La société immonde s’est précipitée comme un seul Narcisse pour contempler son
image banale sur le métal ». Aucun doute, il aurait détesté les selfies !

Quelques années plus tard, Nièpce s’associe à Louis Daguerre pour améliorer le
procédé d’héliographie à l’aide d’une résine plus sensible à la lumière et d’un
meilleur traitement de l’image après exposition.
À la mort de Nièpce en 1833, Daguerre découvre une nouvelle technique : il
remplace le produit chimique photosensible de nitrate d’argent par de l’iodure
d’argent.
Il améliore également les délais d’exposition, qui étaient jusqu’ici de plusieurs
heures, lorsqu’il constate que l’image capturée en quelques minutes, encore
invisible, peut être révélée plus tard, après des bains de vapeurs de mercure.
Daguerre vient d’inventer le développement des photos. Le 7 janvier 1839, la
découverte de Daguerre est présentée lors d’une réunion de l’Académie des
Sciences. Devant l’importance de cette invention, le gouvernement décide de donner
à Daguerre un salaire à vie s’il renonce à faire breveter cette méthode et la laisse
libre d’être utilisée par tous.
Le daguerréotype, comme on finit par appeler ce nouveau procédé, est un succès
immédiat, en partie parce qu’il n’est pas très cher. En quelques années, des studios
de photographie se répandent dans Paris puis dans le monde entier.
Désormais, les classes moyennes peuvent commander des portraits, usage qui était
réservé à une certaine élite quand seule la peinture permettait, jusqu’alors, de se
faire représenter.
On raconte qu’un appareil photographique a été emmené à Sainte-Hélène pour
immortaliser le corps de Napoléon Ier sur daguerréotype lors de l’ouverture de son
cercueil en 1840. Malheureusement le matériel a été endommagé au cours du
voyage et n’a pas fonctionné…

Artistes-photographes-innovateurs

Mais tous les artistes ne sont pas forcément hostiles à la photographie : certains
devinent le potentiel de créativité du nouveau média, comme Gustave Le Gray né le
30 août 1820 a Villiers-le-Bel dans le Val-d’Oise.
Ce peintre de formation fonde ses propres studios de portraits, où il photographie
ses amis et sa famille mais aussi des clients notables et célèbres. Il enseigne
également la technique photographique qu’il contribue à améliorer.
En 1848, il s’aperçoit que l’application de cire sur le papier des négatifs permet
d’obtenir plus de détails sur le tirage. En 1850, il invente un processus de négatif en
verre connu sous le nom de « collodion humide » (qui sera perfectionné par l’Anglais
Frederick Scott Archer).
Cette méthode allie la précision du daguerréotype à la reproductibilité du calotype.

Qui est Gustave Le Gray ?

L’intérêt et l’encouragement de l’Empereur

Louis-Napoléon Bonapartejohnk-photographie-à-pau

Louis-Napoléon Bonaparte     PHOTO VENANT DE GOOGLE

Gustave Le Gray-johnk-photographie-à-pau

Gustave Le Gray    PHOTO VENANT DE GOOGLE

Gustave Le Gray est le premier photographe officiel d’un chef d’État français 

 LouisNapoléon Bonaparte, neveu de Napoléon Ier, président en 1848 puis empereur à partir de 1852.

Comme d’autres monarques (la reine Victoria d’Angleterre, par exemple), LouisNapoléon se rend rapidement compte que la photographie permet d’humaniser sa
souveraineté et de se rapprocher de ses compatriotes, il est également sensible au
fait que les photographies peuvent être reproduites en grand nombre et sous divers
formats, en cartes de visite de poche ou en estampes plus luxueuses : quelle
diffusion et quelle publicité dans tout l’Empire !

 

Missions scientifiques et reportages photographiques

Un aperçu photographique de l’Histoire

La photographie n’est pas utilisée que pour le portrait, les services des photographes sont demandés afin de documenter toutes sortes de sujets à des fins scientifiques. Napoléon III lui-même a initié certains de ces projets : la mission héliographique, par exemple, a pour but est de photographier tous les édifices historiques français en péril. L’Empereur commande également des rapports illustrés de photographies sur le nouveau camp militaire à Chalons sur seine. Il fait aussi venir des photographes durant la guerre de Crimée pour suivre les troupes françaises engagées contre la Russie c’est a ce moment la que le reportage photographique et le reportage de guerre sont nés !

Grâce à la photographie, notre perception du Second Empire français est totalement différente des périodes précédentes. 

Nous pouvons regarder des scènes de rues,
des paysages de construction des villes, mais aussi croiser le regard de
personnages aussi importants que la famille impériale.

Lorsqu’il s’agit de portraits officiels, un élément ne varie pas avec l’invention de la photographie : tout comme Napoléon Ier organise soigneusement son image publique par la peinture, Napoléon III exige des photographies le montrant sous son meilleur jour.